Un ancien premier choix parle de la pression à Montréal!

Terrence William James Ryan, ça vous dit quelque chose?

Je vous donne une chance: Terry Ryan, peut-être?

Il a été le premier choix des Canadiens au repêchage de 1995, huitième au total. Originaire de Saint-Jean, Terre-Neuve, il avait été l’auteur d’une saison de 50 buts dans la Ligue junior de l’Ouest et il était une célébrité dans sa province natale.

Sa carrière professionnelle a été un désastre total, considérant le rang auquel il a été repêché. Terry Ryan a joué seulement 8 matchs dans la LNH en trois saisons avec Montréal, il n’a pas réussi à enregistrer un seul point et une blessure à la cheville a mis fin à sa carrière en 2001.

Lorsque Michel Therrien a été nommé entraîneur-chef des Canadiens, Terry a exprimé son opinion sur Twitter en commentant l’embauche de Michel Therrien.

Terry Ryan s’est mis plusieurs fans à dos avec sa sortie, puisque sa crédibilité n’est disons, pas celle de Guy Lafleur!

Eh bien Fans! Réjouissez-vous !! Car le brillant Terry s’apprête à publier son premier livre, « Tales of a First Round Nothing » (Chroniques d’un premier rien au repêchage) à l’automne 2012 ou, au plus tard, en 2013.

Le site ZNNOnline.com a obtenu un extrait du bouquin. J’en ai fait une traduction libre, les propos ne sont pas modifiés:

CANADIENS DE MONTRÉAL / Canadiens de Fredericton 1995 – 1999

RWEF

Mon premier jour du camp était venu. Non seulement il y avait énormément de pression sur moi en tant que premier choix du dernier repêchage, j’étais le plus haut choix de l’organisation depuis Shayne Corson, presque une décennie plus tôt. »

(Il insère une blague à propos de la pression et de grosses lesbiennes, avec beaucoup de classe [sic])

Mais sérieusement, il y avait des attentes élevées, mais aussi le sentiment irréel de fierté et d’honneur d’être un Canadien de Montréal, que je n’échangerais pour rien au monde et que la plupart des joueurs de hockey n’auront jamais la chance de connaître. J’en ai assez dit.? […]

La langue était nouvelle pour moi. Les restaurants étaient exquis et copieux. L’art. Et les femmes! Oh mon Dieu, les femmes![…] »

(Il élabore sur la beauté des femmes montréalaises avec des mots comme strip-teaseuses, Playboy)

En dehors du Forum, il y avait une douzaine de fans qui attendait pour obtenir des autographes avant la pratique.[…]

Sans oublier les médias qui sont cachés un peu partout pour attraper des potins et en faire une nouvelle. J’ai pleuré dans les toilettes avant de sauter sur la glace en espérant que personne ne m’ait vu et j’ai eu des papillons dans l’estomac à en vomir.[…]

Quelques secondes plus tard, j’ai vu qui était sur ma ligne pour le camp. Pierre Turgeon et Mark Recchi. Deux anciens combattants chevronnés, avec une abondance de talent et de possibles futurs Hall of Famer. »

(Il fait une blague à propos des athlètes qui utilisent des drogues pour se développer…)

Mark Recchi a patiné vers moi et s’est excusé de ne pas s’être présenté dans le vestiaire. Je lui ai dit que je ne lui en tenais pas rigueur, j’allais m’appuyer sur la bande, sans réaliser que la porte du banc était ouverte.

Je suis tombé et je me suis retrouvé coincé à mi-chemin entre le banc et la glace, sur mon dos et en levant les yeux, qui étaient encore remplis de larmes, et un peu de vomissures aux coins des lèvres, j’ai vu Mark Recchi.

Oh non. Oh mon Dieu. Oh mon Dieu. Comment ça aurait pu être pire? Alors que, j’essayais de garder mon sang-froid, les murs invisibles autour de moi ont commencé à s’effondrer sur moi et je ne pouvais pas arrêter de bégayer.[…]

Même pour une recrue, j’ai été évidemment ébranlé. À ce stade, une seule chose traversait mon esprit: « J’ai l’air ridicule. »

Mark se mit à rire et dit: « Je suis Mark Recchi, mais tu peux m’appeler Rex. »[…]

Je me demandais comment je devais me présenter. Bien sûr, Terry ou Ryan auraient été des réponses normales, mais en une milliseconde j’ai changé d’avis et j’ai pensé que je devrais lui dire mon surnom, moi aussi.

Je voulais dire: « Newf » (mon surnom dans le junior), mais je suppose que j’étais essoufflé et, enfin, quelque chose comme « Roof » est sorti.

J’ai mélangé « Ryan » et « Newf ».

La seule façon de me sortir de ce pétrin aurait été de me corriger, mais j’étais intimidé, alors je me suis dit que Recchi allait l’oublier et que ce serait réglé. »

Eh bien Terry « Newf » Ryan, rassure-toi! Avec la carrière que tu as connu, Recchi doit t’avoir oublié depuis!

Sans être un chef d’œuvre ou même être écrit par un athlète crédible, le livre pourrait être intéressant pour mieux comprendre ce que les recrues vivent à Montréal.

Bien que Terry Ryan ne me semble pas être un des plus sérieux à être passé par Montréal!

Crédit photo: http://www.betonhockey.com

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