Hal Gill parle de son expérience à Montréal

Hal Gill a eu un entretien avec le journaliste Dave Stubbs de The Gazette, lors de son récent passage à Montréal.

L’entrevue se retrouve en intégralité sur le blogue de Stubbs, HockeyInsideOut.com, en anglais.

Hal Gill était à Montréal pour finaliser son départ de la ville, suite à son transfert vers Nashville le 17 février dernier.

Gill est arrivé sur des béquilles,  son pied droit dans une botte de protection, lui qui a subi une intervention chirurgicale il y a deux semaines, à Nashville, pour une fracture de la cheville subie à l’avant-dernier match de la saison régulière.

Fidèle à ses habitudes, il a blagué sur les plaques d’acier qui ont été insérées afin de stabiliser sa cheville!

Tout comme Mike Cammalleri et Jaroslav Spacek, le grand Hal s’est vu remettre un chandail du Tricolore par Geoff Molson, lorsqu’il est revenu à Montréal, au début de la semaine dernière.

(Pathétique,..,  quand on pense que Monsieur Gauthier demandait aux joueurs qui quittaient l’équipe de payer pour un jersey  s’ils voulaient en conserver un!)

Justement questionné sur l’embauche de Marc Bergevin et du changement que cela présente pour l’organisation, Gill en avait long à dire:

Je pense que la façon dont Pierre a mené l’équipe est ce qu’ils vous enseignent dans une école de commerce sur la gestion du personnel. Je crois qu’il est allé by the book, ce qui n’était pas la meilleure chose à faire étant donné la nature d’une équipe de hockey…

J’ai demandé à Pierre à plusieurs occasions pourquoi nous devions faire certaines des choses d’une manière si particulière, plutôt que de s’amuser un peu…

Il faisait les choses à sa manière, parfois sans vraiment consulter l’équipe de communication. Il s’agit d’une personne différente.

C’était un monde différent de ce que j’ai connu ailleurs dans le hockey. Je pense que Bergevin va être génial. »

Lorsqu’il est venu le temps de parler de son ancien coach, Jacques Martin, Gill s’est montré plus  réservé dans ses propos que Jaroslav Spacek:

J’ai lu que Spacek avait dit que nous n’avions pas un système adapté à notre alignement. Je crois que Jacques avait établi de bonnes bases, puis c’était à nous (les joueurs), de nous occuper du reste. Il a laissé les gars plus âgés prendre le contrôle…

Je pense que nous ne savions pas vraiment quoi faire, mais c’était notre équipe.

Le message de l’équipe d’entraîneurs, c’est que nous devions jouer comme une équipe avec leur système. J’ai essayé de le prêcher aux jeunes, mais le plus dur a été que nous n’avons pas joué souvent avec tous nos vétérans en uniforme. »

Stubbs lui a ensuite parlé de la loyauté que les fans montréalais ont démontrée envers lui:

« Beaucoup de fans à Montréal seraient ravis de vous revoir…« 

Ce qui me rend le plus triste c’est lorsqu’ils me demandent :

« Allez-vous revenir comme entraîneur? »

Je me dis que je ne suis pas encore si vieux et que je peux jouer encore quelques années.  Je pense qu’un jour, je pourrais être tenté par un job dans le coaching, mais pas maintenant.

À l’heure actuelle, la priorité de notre DG à Nashville, c’est le dossier de Ryan Suter. Si Suter devait quitter les Prédateurs, ceci changerait la donne pour moi, je crois. »

Le vétéran s’est aussi prononcé sur un sujet qui touche particulièrement les jeunes membres des Canadiens de Montréal:

Pour des jeunes qui arrivent à Montréal, comme Carey et P.K., c’est plus difficile que dans les autres villes, c’est vrai. Tout le monde les reconnaît, le public les aime, les jeunes femmes veulent toutes se faire prendre en photo avec eux et tout le monde veut faire la fête en leur compagnie.

Ensuite, ils disent, « P.K. est sorti tard la nuit dernière, il n’aurait pas dû.  » »

Il a ensuite expliqué sa relation avec Subban:

Ce qui est frustrant, c’est que je voulais jouer avec PK, et c’est pourquoi j’ai signé l’été dernier pour une autre année, mais Jacques a choisi de le faire évoluer avec Gorges.

Le problème avec P.K., c’est que tout le monde veut le changer. P.K. est P.K. On ne répare pas ce qui n’est pas brisé!

Dans son cas, il ne faut que le garder concentré et il doit jouer son style. Il doit apprendre à se concentrer. Il est tellement doué, il n’a juste qu’à faire ce que son instinct lui dicte et il prend souvent la bonne décision. »

Hal Gill ira s’installer dans une nouvelle demeure dans la région de Boston, d’où il est originaire, avec sa famille dans les prochaines semaines. Il deviendra agent libre sans compensation au 1er juillet, il ne sait pas si les Prédateurs auront encore besoin de ses services.

La possibilité de lockout l’automne prochain dans la LNH ne le pousse pas à cherche du boulot en Europe, du moins pour l’instant.

Si les Canadiens avaient besoin d’un vétéran défenseur à l’ouverture du camp d’entraînement, ce qui ne semble pas être le cas dans le moment, nul doute que Gill revienne avec plaisir!

Crédit photo: Agence QMI

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