Goon, un film de hockey?

Hier, j’ai vécu ma première date limite des transactions en tant que chroniqueur sportif. J’ai passé un peu plus de cinq heures à rafraîchir 6 pages web et j’ai vu défiler plus de 30 000 tweets, tout ça pour annoncer que Kostitsyn quittait pour Nashville. Toute l’anticipation m’avait fait préparer des articles pour parer à des échanges impliquant Plekanec, Nash et Grabovski, Anthony Stewart, Campoli, Stastny et Kaberle. Ce que je peux être optimiste parfois!

Alors, journée désolante pour la LNH, coûteuse pour les réseaux de télé et frustrante pour les fans de Canadien. Pour me changer les idées en soirée, j’ai visionné le film Goon. Difficile de passer à côté, la comédie a été le film numéro un au box-office québécois pour son premier weekend en salle avec des recettes de 361 750$, tout comme au Canada. La production a aussi été lancée en Angleterre, où elle a amassé 39,9% des entrées en salle pour un total de 1 123 863$.

Le film scénarisé par Jay Baruchel et Evan Goldberg a donc connu un excellent weekend avec un total de 2 816 630$ en revenus. Le film sera lancé aux États-Unis le 30 mars prochain. Entre vous et moi, le film aurait grandement bénéficié d’une sortie en salle pour tous les pays en même temps, MegaUpload a beau être mort, le sharing existe encore…

J’ai écouté le film en version originale, en anglais, parce que je voulais suivre l’histoire, plutôt que de rester accroché aux gros sacres gras de la traduction québécoise.

Est-ce que Goon est violent? Oui, le plan d’ouverture est une flaque de sang qui se répand sur la glace, le personnage de Doug Glatt, interprété par Seann William Scott, est un homme violent dans sa vie professionnelle, mais le film n’est pas SI violent que ça, si on compare à bien des productions dites 13 ans et plus. Le niveau de langage, en anglais du moins, aurait dû faire en sorte que le classement soit fixé à 16 ans et plus

Est-ce que Goon est un film de hockey? Il est plus difficile de se prononcer sur cette question. Bien sûr, le sujet est un joueur de hockey, les décors se réfèrent à notre sport favori, mais quand on me parle d’une pénalité de 5 minutes pour high-sticking, je n’y crois pas et c’est une des incongruités qu’on croise dans le film. Si on ne connaît rien au hockey, ça passe sans qu’on ne les remarque, bien sûr!

Voilà là où je voulais en venir, pour les amateurs de hockey, ce film devait être le nouveau Slapshot, ce n’est pas le cas. Pour les non-initiés, Goon devait être un film sympathique qui dépeint l’expérience d’un gars ordinaire qui devient une vedette, ce qu’il est.

Les gens qui ne suivent pas le hockey, ailleurs qu’au Québec, ont pour la plupart une idée préconçue de ce qu’est ce sport. Une vision stéréotypée qui est beaucoup trop poussée dans le film : les joueurs sont tous des colons, dépravés sexuels, alcooliques ou drogués…

Ne m’attribuer pas quelque chose que je n’ai pas dit, j’ai aimé Goon, c’est un bon divertissement, j’ai ri à 6 ou 7 reprises. Je me suis énormément identifié au personnage de blogueur que Baruchel interprète, j’ai apprécié Marc-André Grondin et ses tabarn** et ses quelques mots en français insérés dans la version en anglais! Kim Coates est comme à l’habitude excellent dans le rôle du Coach.

Bref, si vous n’avez pas vu Goon, allez-y! Je vais le revoir demain au cinéma, en français. Et comme le CH a ajouté Brad Staubitz  son alignement hier, nous allons avoir droit à notre goon ce soir à Tampa Bay. Canadiens contre Lightning, 19h37.

Crédit photo: http://www.blogomatic3000.com

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