Cunneyworth au bûcher

Lorsque Randy Cunneyworth a été nommé entraîneur-chef par intérim, je n’ai pas embraqué dans le scandale de la langue. Je me suis dit qu’un coach qui aiderait l’équipe à gagner, c’est tout ce qui comptait. Cunneyworth avait dirigé plus de 720 parties comme entraîneur-chef chez les professionnels avant de se retrouver à la tête de l’équipe la plus légendaire du hockey nord-américain.

Voilà maintenant deux mois qu’il est responsable du Canadien et les résultats ne sont pas concluants, mais est-ce que Randy est celui à blâmer?

Mardi, Scott Gomez a eu une argumentation avec un des adjoints, hier, c’était au tour de Kostityn de défier l’autorité en faisant des déclarations aux médias. Les deux joueurs avaient subi les foudres de l’entraîneur, lundi lors du match contre la Caroline alors qu’ils avaient vu leur temps de glace extrêmement limité.

Hier, la seule décision logique était de laisser les deux individus sur la galerie de presse, mais à Montréal, on ne fait pas ça! Est-ce que les Randy et Larry ont discuté de l’idée? Probablement, mais chez le Canadien, l’équipe d’entraîneurs est la dernière partie d’un long processus décisionnel et lorsque ton titre se termine par intérimaire, tu n’as apparemment pas la liberté de toutes tes décisions!

Définissons intérimaire : adjectif singulier invariable en genre : qui fait un intérim, qui remplace provisoirement le titulaire dans ses fonctions, 5 synonymes : amovible, provisoire, remplaçant, suppléant, transitoire.

Dans le cas de Randy Cunneyworth, le dernier synonyme est le plus approprié, transitoire, éphémère. Il est là pour remplir un complet derrière le banc d’ici la fin de la saison, pour répondre aux questions des journalistes et surtout, pour être celui sur qui la direction mettra la responsabilité de l’élimination des séries, autour du 10 avril!

Pierre Gauthier (encore lui!) est celui qui a placé Cunneyworth dans le siège du conducteur, mais il ne lui a pas donné les clés. Randy aura beau faire tous les « vroum-vroum » qu’il veut, il ne peut pas décider de laisser Kostityn dans les gradins pour un match, pas plus qu’il ne peut exiger que Gomez soit envoyé à Hamilton. Cunneyworth semble avoir le mandat de terminer la saison et de faire en sorte que les partisans croient que les erreurs de jugement du DG sont en fait, seulement l’incapacité  du coach à faire produire ces joueurs!

Ce qui est dommage, c’est que le Tricolore a sacrifié un très bon entraîneur, Jacques Martin et est en train d’hypothéquer la carrière d’un autre, Cunneyworth, pour couvrir le travail sans ambition d’un très mauvais directeur-gérant…

Randy ne sera pas de retour à Montréal l’automne prochain, reste à espérer que Gauthier fasse ses bagages avant le 27 février!

Au-delà de ma montée de lait éditoriale, le CH disputait un match hier, contre les Bruins. Le match et l’ambiance au Centre Bell avaient des airs de séries. La rencontre a été haute en émotions, tant pour le volet hockey, que pour le volet robustesse, un vrai match Montréal vs. Boston!

Ryan White revenait au jeu et il a donné le ton à la rencontre en jetant les gants contre Adam McQuaid en première :

 

Après un but d’Andrew Ference en première, Mathieu Darche a été celui qui a ouvert la marque pour le Canadien, en désavantage sur une passe de Subban. Il s’agissait d’un troisième point en 3 matchs pour le Québécois, lui qui en avait 9 dans les 55 premiers. Il a d’ailleurs vu son temps de glace doubler depuis le début février, et hier il a passé près de 20 minutes sur la patinoire.

Le reste de la deuxième a été l’affaire des Bruins, et s’est conclue dans la tradition bostonaise. La guerre entre Emelin et Brad Marchand a officiellement débuté, les deux joueurs se sont confrontés toute la soirée hier, le point où les choses ont dégénéré demeure cette mise ne échec de Marchand sur Emelin en fin de période :

Peut-être motivés par le coup salaud sur leur coéquipier, les gros canons du CH ont répondu au troisième engagement. Pacioretty a marqué avec l’aide de ses compagnons de trio et Cole, de son côté, y est allé d’un bel effort individuel en interceptant une passe de Chara pour marquer :

Le match s’est déicide un fusillade, alors que Tyler Séguin a battu Price d’un tir parfait!

Pourquoi alors, le Canadien a-t-il perdu son match, hier soir?

– Chris Campoli a commis une erreur couteuse qui a mené au but de Benoit Pouliot.

– Lars Eller a voulu éviter une mise en échec, il a porté son bâton au visage d’un pauvre Bruins et il a écopé d’une pénalité de 4 minutes…

– Rene Bourque a eu l’air pas mal gêné contre les Bruins…

– On devra peut-être ajouter le nom de Dean Morton à ceux de Chris Lee et Tim Peel dans la catégorie des pires arbitres pour un match du Canadien!

En conclusion, Randy Cunneyworth fait de son mieux pour porte le flambeau bien haut, avec les éléments qui lui sont imposés par la direction et son équipe donne un bon spectacle à ses partisans. Dommage qu’il porte probablement le flambeau avec lequel on allumera son bûcher en avril…

Prochain match, un spécial du vendredi soir à Buffalo, 19h37. RDS va nous ressortir ses images d’ailes de poulet!!

Crédit photo : Joanne Wafer http://www.getrealhockey.blogspot.com

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